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jour 21 - Face à face…

©Michaël GONNET


La porte fermé est ouverte, les clés son sur le meuble de l'entrée, elles ne servent à rien, personne ne viendra ici, attendre qui, quoi ? La lumière douce du matin entre finement par l'interstice des volets roulants. Le temps s'est arrêté, si non je n'entendrais pas les oiseaux chanter.

Est-il possible de se demander ce que l'on fait chez soi ? Je pense à ce que je devrais faire sans savoir quoi faire. Je vis ici et je ne m'y reconnais pas. Peut-être parce que maintenant je vois, je vois tout ce que je ne voyais pas avant, ou que je ne n'avait pas le temps de regarder, que je fuyais peut-être ?... Attentif au silence je tourne en rond du premier au rez-de-chaussé. Je déambule traversé par des sensations, des mémoires qui resurgissent dans un flou cerné de contours qui finissent par dessiner des formes informe. De celles-ci des caractères contrastés se font sentir. Il se passe quelque chose... ce n'est pas définissable et en même temps palpable. Elles se déplacent autour de moi et me suivent où je j’aille. Je ne suis pas seul. Je me retourne, rien. Je sens la vie où je ne vois pourtant personne et où je crois être le seul à en donner. Alors je parle, j'interroge, je questionne, je n’entends rien alors j’insiste, et des fous rire me viennent. Je devient fou ? Le futur n'a pas de sens, le présent me pèse, seul le passé m'anime. Tous ces gens que je ne reverrais pas... Pour ne rien devoir à personne, je n'ai fait de la place à personne... J'ai attiré tout le monde et repoussé tout le monde... J'ai dit non à ceux qui voulaient m'aimer et j'ai continué de sourire à ceux que j'aurais du quitter...

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