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La cachette

de Chantal


Moi, Jules, besoin de parler, de connaître la vérité. On m’a caché, j’ai trop mal. J’ai juré quand sortant j’emmènerais Peter se baigner, regarder le ciel. Je veux devenir meilleur, aider Peter à être digne. Le prendre dans mes bras pour le voir s’ouvrir serait extraordinaire. Il va falloir que je l’emmène sous un arbre pour méditer et écouter son cœur. Rechercher la liberté. Croire que tout est possible. Deux trois, dit Peter, je suis vivant. Il y a tellement longtemps de ça, nous étions cachés dans une cabane en Corse dans le maquis. Nous étions recherchés, moi, Kleiman, Miep et Bep Voskly, pour avoir fait sauter un train. Et c’est là que j’ai rencontré Peter, fort sympathique. Il était en train de se raser, un tas de poils s’étalait sur le sol et d’un coup d’un seul, pivota vers le mur et jeta la pointe de son couteau sur une affiche collée sur un placard. Faire ce qu’on doit faire, dit-il. OK, Peter, il va falloir s’ouvrir et que tu puisses entendre que tu m’en voulais de m’en être sortie car rappelle-toi notre dernière mission où on s’est fait descendre. On était 2 à te supporter à ce moment-là. De nombreuse fois, tu nous faisais la gueule. Oui, répondit Peter, je t’en veux. Je t’ai recherché longtemps. Je me suis demandé ce que tu devenais, mais rien, tu t’es lavé les mains de cette histoire. Moi, Jules, je n’oublie jamais l’amitié quoique tu en penses, je ne t’ai jamais lâché.

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