• Raphaël K

Rêveries

Mis à jour : mars 11

Ce n’est pas le paysage qui est petit, c’est la fenêtre par laquelle

on le regarde.


Je suis à l’intérieur de cette maison faiblement éclairée par une

lumière pale. Mon regard explore un mur épais couvert d’une étoffe perse. Il représente une liane couverte de fleurs immarcescibles aux teintes et formes différentes. Leurs pétales et corolles violettes, rouges et jaunes égaient ce mur aveugle et me transportent dans une rêverie champêtre teintée de mysticisme.

J’imagine Jack et ses haricots magiques et je me retrouve dans un monde enchanté au milieu de la forêt où tout me semble possible.


Je sens la caresse du vent sur mon visage et je traverse les fleurs

en écartant les lianes où elles sont accrochées La rugosité des branchages effleure mes doigts et une odeur épicée embaume mes narines. Je ne parviens pas à reconnaître son origine, le thym, l’aubépine, la sarriette, ou un mélange subtil venu du fond de la forêt.


J’ai l’impression d’être seul au commencement du monde, devant cette nature intacte et sauvage. Je perçois maintenant le chant des oiseaux, le bruit des feuillages qui s’écartent au passage d’un chevreuil. La forêt vit et j’en fait partie.


Au détour d’une allée, je trébuche sur une racine. En relevant la

tête, je vois cette femme habillée comme une reine, allongée sur un grand canapé.

Soudain je me retrouve au milieu d’un marché où tous les habitants sont habillés à la romaine. Je reste ébahi au milieu de l’allée. Un homme me bouscule et me parle dans une langue inconnue. C’est du latin, bien sûr, et si je ne comprends pas les mots, je réalise que je bloque le passage.



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