• Joëlle

Souvenirs

Par le plus grand des hasards, Raymond s’est retrouvé dans cet espace du souvenir. En revenant de sa promenade journalière, il aperçoit une maison qui lui semble familière. Il met du temps avant de réaliser que cette maison ressemble beaucoup à la maison de ses grands-parents. Maison de son enfance, là où il passait ses vacances d’été ! il se sent ému et triste à la fois.

Perdu dans ses pensées tout à coup il voit sortir de la maison, une vieille dame. Sans réfléchir il l’aborde et lui demande s’il est possible de visiter la maison, cette maison qui ressemble tant à celle de sa grand-mère ! Elle accepte en précisant que bientôt elle allait (va) être démolie, trop vieille, elle laissera la place à un immeuble. Démolie comme celle de sa grand-mère, il y a quelques années déjà ! A l’époque il n’avait pas pu la visiter.

En rentrant il est saisi par l’odeur indéfinissable, café, confiture, cuisine tout est mélangé. Il se rappelle les petits déjeuners du dimanche avec ses cousins, cousines. Les rires, les disputes, la voix du grand-père qui essayait de calmer le jeu !

A chaque pas, ses souvenirs deviennent se font de plus en plus présents, ce qui cela lui donne l’idée d’intégrer ce qu’il voit dans son nouveau roman. Muni en permanence d’un carnet, il se met à noter. Ici la cuisine avec cette faïence bleue délavée, cassée, ce poêle à charbon qui lui rappelle celui de ses grands-parents. De nouveau les odeurs : lapin rôti, pomme de terre sautées venant directement du jardin, les crêpes, la confiture. Raymond est très ému !

La vieille dame, sûrement la gardienne de la maison, le conduit à l’étage, de nouveau le choc, il descend est vingt ans en arrière, les chambres ressemblent tellement à celles qu’il a connu. Papiers peints identiques ou presque, ce qu’il en reste lui fait revivre ces moments de franche rigolade avec tous ses cousins, les bêtises des uns et des autres, par exemple écrire sur les murs pour les uns, dessiner pour les autres. Raymond écrit encore et encore, les vieux interrupteurs, les vieilles photos, encore le papier peint bleu gris cette fois.

La vieille dame le sort de sa rêverie, il faut fermer la maison, Raymond remercie chaleureusement, sort et s’installe pas très loin à l’ombre d’un arbre et commence son roman !

L’écriture est le seul espace de liberté absolue.



0 vue0 commentaire

Posts récents

Voir tout

Le tribun

Trois barils composaient une estrade improvisée à la hâte. Lui, l'étranger, l'homme révolté, il était là, dressé, puissant, haranguant la foule avec talent. Des épées de soleil terrassaient la place o

Caligula

Caligula : C’est une vérité toute simple et toute claire, un peu bête, mais difficile à découvrir et lourde à porter. Hélicon : Et qu’est-ce donc cette vérité, Caïus ? Caligula : Les hommes meurent et

© 2016 Écrirensemble site officiel